| La mécanique recherche cadres et techniciens |
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| 07-04-2008 | |
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Emploi salarié. L’industrie mécanique recrute. Sa fédération estime ses besoins à environ 40 000 personnes par an. Des cadres, des ingénieurs, des techniciens... Tous niveaux, CAP, BEP, Bac Pro, Bac +2 à +5. Le secteur affiche une bonne santé, avec une croissance soutenue (+ 6,5% en valeur) pour l’année 2007.
La mécanique repartie à la hausse. Ses principales activités, la transformation des métaux (+6,2%), l’équipement mécanique (+7%) et la précision (+5,3%) sont dynamiques. La bonne tenue de la production automobile, de l’aéronautique et du bâtiment ont permis à l’industrie de la mécanique d’augmenter son chiffre d’affaire global. Il s’élève à 111 milliards d’euros en 2007. Selon la fédération des industries mécaniques (FIM) et l’Insee, la progression de ses investissements en France (+9% en 2007 contre +3% en 2006) est nettement supérieure à la moyenne industrielle (+3%). En hausse, ses exportations (+7,5%) et son marché intérieur (+5%) ont profité d’une forte demande étrangère et des besoins de l’automobile.
Des efforts à faire face à l’Europe. Mais ce secteur doit mieux faire par rapport à ses confrères européens. Car la croissance moyenne des exportations européennes atteint les 10%. Moins de la moitié du chiffre d’affaires des industries mécaniques françaises (42%) est réalisé à l’international. Alors que les industries européennes (hors France) exportent massivement (60% de leur CA). Il faudra redoubler d’efforts. Car la mécanique comme toutes les industries, sera affectée par le ralentissement généralisé annoncé pour 2008. Sa production devrait passer selon les estimations de la FIM, à un taux de croissance de 3,4% (en volume) contre 4,5% en 2007. L’Europe toute entière devrait baisser de moitié (passant de 8,1% en 2007 à 4% en 2008). Premier employeur de France. Les industries mécaniques doivent investir et embaucher. Mais elles ont du mal à trouver les bons profils. Pourtant elles gardent depuis dix ans des effectifs stables. On recense actuellement près de 700 000 salariés travaillant dans cette branche professionnelle. Premier employeur de France, l’industrie mécanique a peu évolué en un an (+0,1% par rapport à 2006). Cette branche souffre d’une mauvaise image ou d’idées reçues. Si bien que la FIM rappelle que ses entreprises « sont propres, modernes et attractives ». Pas de cambouis donc, mais des nouvelles technologies comme outils de travail. Aussi la compétition avec les autres industries (aéronautique, électronique, énergie, tertiaire…) n’arrange-t-elle pas sa situation.
Plus de 55% des entreprises ont du mal à recruter. Plus le diplôme demandé est élevé, plus le recrutement sera difficile. Les filières commerciales sont encore préférées par les candidats, à l’enseignement technique. Pourtant la mécanique recherche des cadres, au moins 5000 postes sont à pourvoir cette année. Avec des salaires attractifs. Selon le site Kelsalaire, la rémunération nette mensuelle d’un ingénieur de production est évaluée entre 2150 et 2540 euros. Les postes de soudeurs, chaudronniers, usineurs sont aussi délaissés. Alors que plusieurs milliers de postes sont proposés. Avec des rémunérations qui peuvent évoluer rapidement. Toujours selon Kelsalaire, un ouvrier spécialisé (fraiseur, mécanicien régleur…) débutera selon le niveau de diplôme, à un salaire mensuel brut compris entre 1200 et 1400 euros. |
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En bref
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05/01. L’examen du projet de loi sur le travail dominical reporté au 22 janvier.
19/12. L’emploi cadre est en recul dans la plupart des secteurs d’activité selon l’Apec.
18/12. Secteur auto : L'équipementier Valéo devrait supprimer 1600 postes en France.
17/12. Chômage partiel en voie d'être indemnisé à 60% de la rémunération horaire brute.
15/12. Stress au travail : le patronat conscient du mal-être en entreprise (Lemonde.fr).
9/12. Social : la convention d'assurance chômage en cours de négociation.
3/12. Les élections prud'hommales ce jour pour 18 millions de salariés du secteur privé.



