| Christian Erin, moniteur auto-moto |
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| 03-04-2008 | |
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Portrait. Un bon pour conduire une voiture de sport sur le circuit Jean-Pierre Beltoise dans les Yvelines. Des bottes de moto en cuir. Pour ses quarante ans, fêtés en septembre dernier, Christian Erin a été gâté. On lui a offert des cadeaux destinés à satisfaire sa double passion, l’auto et la moto. Et de cette passion, il en fait son métier. Moniteur automobile depuis 20 ans, il enseigne aussi, depuis 2003, la conduite moto.
A sa manière, Christian Erin sait transmettre son amour pour l’automobile. Et ça se sent. Au point que les élèves les plus anxieux retrouvent foi en eux. « Croyez-vous en Dieu ? », demande-t-il, lors d’un cours de conduite, à une bonne sœur qui a peur de prendre le volant. « Bien sûr que oui » lui répond la religieuse. « Alors, vous devez avoir confiance en vous comme vous avez confiance en Dieu », ajoute t-il.
Aux commandes
Dès le plus jeune âge, il se trouve à l’aise en voiture. « Ce que je préférais quand nous partions en vacances avec mes parents, c’était le voyage en auto», se souvient ce fils de moniteur auto-école à la quarantaine assumée. « Lorsqu’on entrait dans un tunnel, ma sœur, mon frère et moi nous amusions à nous exclamer ah ! pour exprimer notre plaisir à l’arrière du véhicule».
Aujourd’hui, il est à l’avant. Et aux commandes. Une façon de satisfaire son premier rêve : devenir pilote de course automobile. Vingt ans après l’obtention de son diplôme de BEPECASER (brevet pour l’exercice de la profession d’enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière), il ne ressent aucun signe de routine. Même si son quotidien, c’est la route. « Quand on enseigne bien, les élèves vous respectent. Et ça permet de découvrir un peu la vie des gens de toutes les couches sociales. Pendant une leçon de conduite, un maçon va m’expliquer comment peindre une maison . Et le cours suivant, c’est au tour d’un banquier de me parler de crédits immobiliers ».
De la pédagogie
Un zeste de pédagogie, un morceau de passion et une bonne taille. Voilà les trois ingrédients de la réussite professionnelle de Christian Erin. « Il faut de longs bras car il faut pouvoir attraper facilement le volant », analyse ce moniteur de 1,82 mètres. « Et quand on donne une leçon à un élève qui est grand, il est impératif de pouvoir reculer son siège suffisamment pour surveiller sa conduite ».
Même quand il ne travaille pas, ce passionné du volant a l’esprit occupé par la voiture. Sur console de jeux Playstation, il se lâche pour appuyer sur le champignon des Citroën C4 ou des Ford Focus de rallye. Il adore regarder les courses de Nascar sur la chaîne télé AB Moteurs à laquelle il s’est abonné. « Il reste debout la nuit pour suivre sur le petit écran un grand prix de Formule1. Et le dimanche matin, il se lève pour regarder la magazine auto-moto », note sa compagne Aurélie.
En 2003, il acquiert une corde de plus à son arc avec le diplôme de monitorat de moto. De quoi avoir des journées bien remplies : ce professionnel de la route travaille en moyenne 45 heures par semaine. Mais il ne s’en plaint pas. Au contraire même « depuis le passage aux 35h, je travaille moins mais je gagne plus. Car les heures supplémentaires démarrent beaucoup plus tôt. Elles ont fait grimpé mon salaire net de 1 500 à 2 000 euros ». Les deux roues représentent aussi l’occasion de varier les plaisirs. « Les élèves s’inscrivent tous au permis moto par envie. Alors que les candidats au permis automobile le préparent par nécessité ».
Aucune raison donc de changer de métier ? Pas si sûr. Ce prof de conduite caresse toujours le rêve de se rapprocher de la course automobile. Cette fois-ci en devenant pilote instructeur sur circuit. Il devrait bientôt être fixé sur ses chances de succès. L’occasion d’utiliser le bon pour conduire une voiture de sport sur le circuit Jean-Pierre Beltoise qu’on lui a offert. Ironie de l’histoire, c’est un de ses anciens élèves, devenu lui-même pilote instructeur, qui se chargera de l’évaluer.
Parcours de Christian Erin/ cinq dates à retenir
1967 : Naissance à Verdun (Meuse) 1986 : obtention du BEP mécanique auto 1988 : obtention du BEPECASER (brevet pour l’exercice de la profession d’enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière) 1988 : début dans l’auto-école de son père à Guyancourt (Yvelines) 2003 : acquisition du monitorat de moto 2005 : intègre l’auto-école Etoile à Versailles (Yvelines)
Comment devenir moniteur auto-école Il faut notamment avoir au moins 20 ans, être titulaire depuis au moins deux ans du permis de conduire de la catégorie B et posséder le BEPECASER (brevet pour l’exercice de la profession d’enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière) ou un diplôme équivalent.
Pour en savoir plus : le site de la sécurité routière présente les modalités de préparation du diplôme BEPECASER.
Mots clés : Sécurité routière, Prévention, Formation, Permis de conduire |
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