| Guillaume Larose, le sérieux |
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| 27-03-2008 | |
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Portrait. «Moniteur de tennis» C’est ce que répond calmement Guillaume Larose quand on lui demande ce qu’il fait. "Oui, mais tu fais quoi dans la vie ?" C’est ce qu’on lui rétorque un peu trop souvent lorsqu’il sort de son milieu professionnel. Une situation qui fait sourire cet accro de la balle jaune. Mais il aimerait balayer ces idées reçues, comme il écrase la balle d'un revers slicé. Car il est enseignant professionnel, titulaire du brevet d'Etat d'éducateur sportif, option tennis.
Contrat à durée indéterminée. Salarié en CDI au Club de tennis de Voisins le Bretonneux, dans les Yvelines, Guillaume Larose travaille six jours sur sept, parfois dix heures d’affilée. « Un moniteur de tennis ne travaille pas que l’été, mais toute l’année et même lorsqu’il fait froid ! » dit-il avec un humour pince-sans-rire.
Sport et pédagogie. S’il ne rentre pas aujourd'hui dans la catégorie des joueurs nationaux, il a une corde en plus à son arc : la pédagogie. De taille moyenne, posé et discret, il ne joue pas les gros bras. Tout en avouant son penchant pour la compétition, il aime enseigner son sport favori. «L’envie d’enseigner m’est venue à seize ans quand on m’a proposé d’encadrer un groupe dans mon premier club» raconte ce jeune père de famille. Une envie que ses élèves reconnaissent. «Venez nous voir le lundi soir, on est un super groupe, c’est cool avec Guillaume !» se plait à dire une élève, qui ne manquerait pour rien au monde son cours collectif.
Ce gaucher très adroit sait s’adapter à tous publics. Lors du tournoi interne, ceux qui gagnent n’hésitent pas à dévoiler à la fin du match, qu’ils suivent des cours de technique avec Guillaume Larose. La communication, la compétition, l’entraînement et l’enseignement sont les principaux éléments de son quotidien. Pendant que d’autres confrères évoqueront une certaine lassitude, ce passionné révèle sa stratégie : rester vigilant, innover en cours pour garder ses élèves, mettre en œuvre les animations sportives du club, répondre à toutes les demandes des cotisants.
Depuis l’an dernier, les moniteurs peuvent bénéficier d’une convention collective en bonne et due forme et d’une clarification en terme d’horaires et de rémunération. Et quand on demande à Guillaume Larose ce qu’il gagne, il répond sans gêne « entre 1800 euros et 2500 euros net ». Ses horaires varient. "Cette année, je travaille 40 heures par semaine. Seule la disponibilité des terrains peut bloquer le nombre d’heures dispensées ".
Parcours de Guillaume Larose/Six dates à retenir : 1983 : Débute le tennis à 7 ans 1999 : Diplômé du Brevet d’état d’éducateur sportif (BEES 1er degré) 2000 : Moniteur de tennis au club de Mignaloux-Beauvoir (Poitiers)
Plus de vingt centres de formation au brevet d’éducateur sportif du 1er degré accueillent chaque année plus de 300 candidats, contre six centres pour le 2 ème degré. Les enseignants professionnels, titulaires du brevet BEES 1, 2 ou 3 ont des missions de monitorat et de professorat.
Mots clés : Formation, Enseignement, Animation, Communication, Efficacité Professionnelle |
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EDUCATION/SPORT.
Au tarif horaire. En revanche, il regrette les horaires décalés : « on travaille aux heures de loisir des membres, entre 17 heures et 22 heures et le samedi ! » Son expérience de moniteur salarié démarre en 2000, au club de Mignaloux-Beauvoir, près de Poitiers. Un parcours qui vraisemblablement se généralise. « De plus en plus de moniteurs sont salariés d’un club » explique-t-il. Une tendance qui s’explique par la professionnalisation du secteur.